Alter Bridge au Hellfest par Rock Hard Magazine

Comme à chaque édition du Hellfest, le magazine Rock Hard nous gâte d’un hors-série spécial centré sur le festival, faisant un compte-rendu des concerts passés. Disponible en kiosque, n’hésitez pas à vous le procurer pour revivre ce weekend de folie. Voici ce qui y est dit pour le concert d’Alter Bridge le 22 juin 2014.

« Les américains d’Alter Bridge investissent la Mainstage 01 pour leur seconde apparition au Hellfest après l’édition 2011, et se trouvent en bonne position en cette dernière journée pour s’assurer un large public. Ce n’est bien entendu pas le fruit du hasard, mais celui du travail accompli depuis ses débuts, après que la majorité de ses membres ait mis fin à l’aventure Creed en 2004, mais surtout depuis 2010, avec deux albums d’une très grande qualité, AB III (2010) et Fortress (2013). Deux disque assez proches dans leur contenu, misant avant tous sur un rock/metal efficace doté d’une production en béton, mais qui ne lésine pas non plus sur l’émotion. Et sur scène, le groupe est précédé d’une belle réputation, guère étonnante vu l’expérience de ses membres, et qui s’exprime dès « Addicted to Pain » qui démarre tambour battant avec son riff rapide et parfaitement adapté au contexte d’un festival.. Myles Kennedy, le chanteur/guitariste, n’a rien trouvé de mieux que de porter un bonnet en plein cagnard, alors qu’au même moment, les lances à incendie assistent un public frôlant l’insolation, comme quelques minutes auparavant lors du concert d’Angra!  « C’est bon d’être de retour! » clame-t-il, en démarrant « Cry of Achilles« , l’un des meilleurs titres de Fortress qui reprend cette formule si typique des Américains en mélangeant rythmique efficace, couplets plus mid-tempo et soli de guitares épiques. Mark Tremonti garde sa guitare, mais prend ses aises au micro pour « Waters Rising« , tandis que Kennedy lâche la sienne, laissant Scott Phillips dévoiler la rythmique de « Metalingus« , tiré du premier album One Day Remains (2004) et qui fut le titre d’entrée sur scène de Edge, fameux catcheur de la WWF. Pas un hasard vu son riff syncopé et son refrain efficace comme une corde à linge! Plus généralement, le groupe donne vraiment l’impression d’être une machine parfaitement huilée, tant tout est en place et surtout lorsqu’il bénéficie, comme c’est le cas aujourd’hui, d’un son aussi énorme, en particulier sur les guitares, dont le rendu n’a pas à rougir de leur pendant studio, ce qui est une véritable prouesse. « Nous allons ralentir un petit peu » : c’est l’heure de « Blackbird« , débuté comme plagiat des Beatles, mais qui retombe sur ses pattes pour le véritable morceau homonyme d’Alter Bridge, auquel une petite variation instrumentale est ajouté avant le dernier couplet. Le duo « Rise Today » et le tube « Isolation » issu de l’avant-dernier album de groupe enfoncent le clou, Phillips se permettant même d’accélérer la cadence sur le dernier morceau pour finir de convaincre un public visiblement déjà bien réceptif à un concert aussi accrocheur. Nous aussi, nous ne pouvons qu’acquiescer : Alter Bridge est bien une valeur sûre en festival. »

Original
KerrangHF

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